Grille horaires
Lundi 17 novembre 2025
Rencontre avec Cédric Defert (sous-réserve)
Depuis 10 ans, une bande d'amis originaire de Digne-les-Bains, les Potes of the Top, tentent de réhabiliter un vieux cinéma désaffecté du centre-ville pour le transformer en un tiers-lieu culturel ouvert à tous. Arriveront-ils à surmonter les coups du sort, et à convaincre les pouvoirs publics ?
Rencontre avec Élodie Degavre
Une cité en acier qui fait jaser dans le voisinage. Des maisonnettes japonisantes dessinées par leurs futurs acheteurs. Un chantier en kit confié à des étudiants. À Charleroi, Liège et Bruxelles, trois architectes et une poignée d’habitants utopistes vont concrétiser leurs idéaux de logement. Tout juste sortis de mai 68, ils veulent démontrer le potentiel révolutionnaire de l’architecture industrialisée.
Une aventure humaine et architecturale qui les anime depuis plus de 40 ans... Que reste-t-il aujourd’hui de leurs maisons de demain ?
Film d’ouverture - Avant-première - Rencontre avec Gianfranco Rosi
Pompéi, Naples, le Vésuve, des vies sous la menace du volcan. Un rien sépare les tragédies antique et contemporaine, et le passé infuse dans le présent de tous : archéologues et artistes, érudits et commerçants, touristes et scientifiques, dévots et indifférents.
Mardi 18 novembre 2025
Présenté et animé par le CAUE 95
Des animaux naissent, vivent et s’apprivoisent le long d’une rivière...
Le hibou moyen-duc qui prend son envol pour naître une seconde fois. Le grèbe huppé qui sillonne son territoire de pêche. Le martin-pêcheur qui cherche une place au soleil. La tortue cistude qui se laisse guider par l’eau et défie le temps. La noctule de Leisler qui voit avec les oreilles la symphonie du soir. Le castor d’Europe qui ne peut résister à l’odeur des arbres. La salamandre tachetée qui explore les deux côtés du monde. Le butor étoilé qui rêve d’attraper la lune. Le grand brochet qui souhaite devenir colossal. Et enfin l’anax empereur, ce combattant dont l’armure est forgée par le soleil. Tous s’exclamant : « Bonjour le monde ! ».
Rencontre avec Thomas Paulot
La petite ville de Revin, dans les Ardennes, se prépare à élire son maire quand un individu inconnu de tous se porte candidat. Cet intrus n’est autre qu’un comédien, qui va entraîner toute la ville dans une fiction politique.
Rencontre avec Arnaud Lalanne
« Que va-t-il nous arriver en 2100 ? ». Arnaud Lalanne part à la rencontre de spécialistes, chercheurs et intellectuels. Pour quoi faire ? Pour causer du futur. 2100, ce ne sera pas que les inondations, la sécheresse ou les incendies. Entre les robots et le retour à la bougie, 2100 sera très probablement une catastrophe heureuse. Ce film, qui pourrait bien « soigner votre éco-anxiété », s’efforce d’esquisser les grandes lignes de la ville de l’an 2100 en Nouvelle-Aquitaine, de La Rochelle à Bayonne, au centre de la métropole bordelaise au million d’habitants, qui trempe ses pieds dans les eaux de La Garonne...
Rencontre avec Matias Borgström (séance à la Cité de l'architecture)
Dans un São Paulo marqué par des décennies de négligence gouvernementale, 120 artistes venant de plusieurs pays différents transforment un immeuble abandonné de 13 étages en “Ouvidor”, le plus grand squat artistique d’Amérique latine. Ce lieu devient le théâtre d’une lutte collective mêlant créativité, résistance et tensions au sein de la troupe. Face à des menaces d’expulsion, les résident·e·s devront surmonter leurs divergences et organiser une “Biennale” audacieuse, un événement artistique de grande envergure. À travers ce projet, le film célèbre la puissance de l’art comme outil de revendication et d’unité, tout en dévoilant les défis d’un collectif en quête de reconnaissance et de liberté.
Rencontres avec Jean-Louis Subileau, urbaniste (à Clichy), Stéphane Demoustier (à Sceaux) et Loïse Lenne, architecte
(à Aulnay-sous-Bois)
Le plus grand concours d’architecture de l’Histoire, concours à la fois anonyme et ouvert, qui est lancé au début des années 80 sous l’impulsion d’un nouveau président socialiste. Convoité par toutes les sommités internationales de l’architecture, ce concours est remporté à la surprise générale par un inconnu : Johan Otto von Spreckelsen, enseignant en architecture à Copenhague. Jusqu’ici, ce quinquagénaire n’a construit que 4 édifices : sa maison et trois petites chapelles. Du jour au lendemain, "Spreck" est propulsé sur le devant de la scène, au centre de toutes les attentions et surtout à la tête d’un projet colossal : bâtir la Grande Arche de la Défense.
Ciné-conférence de François Joss
Cette Master Class propose un voyage à travers des séquences de films, mêlant extraits célèbres et découvertes plus confidentielles.
La sélection met surtout en avant le cinéma américain, car, selon Jim Harrison, « l’espace est le trait dominant de l’Amérique », ce pays que Wim Wenders, vu d’Europe, qualifiait de « mythique ». Chaque extrait est précédé de dessins qui replacent les œuvres dans leur contexte et suggèrent des correspondances entre elles. L’un des fils conducteurs de cette exploration est la question du regard – et plus précisément les effets produits par le choix du cadrage, qu’il s’agisse de plongées ou de contre-plongées. Pour affiner notre perception, le regard du poète Jim Harrison est convoqué, lui qui écrivait : « Mes yeux sont des lacs, mes cheveux des arbres, ma joue un pré avec une rivière qui la traverse. En tout cas, je suis devenu le paysage. »
François Joss est architecte à Genève et associé du bureau A-Architectes. En parallèle à sa pratique professionnelle, il enseigne à la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (HEPIA). Auteur du livre Ombres et Lumières : Un regard croisé entre le cinéma et l’architecture (EPFL Press, 2024), il explore les liens entre ces deux disciplines.
Ciné-conférence d'Arnold Pasquier
Avec la participation de Maria Donata D’Urso, Otávio Filho
Cette conférence d’Arnold Pasquier présente les éléments filmés
d’un projet de documentaire réunissant deux villes à travers leurs architectures : Rome, en Italie, et São Paulo, au Brésil. Le film explore
les correspondances formelles, historiques et sensibles entre ces
deux paysages urbains, en s’appuyant sur une sélection de bâtiments emblématiques et les trajectoires de quelques figures majeures de l’architecture pauliste : Gregori Warchavchik, Rino Levi — formés en Italie — ou encore Lina Bo Bardi, qui s’est installée au Brésil après la guerre. La conférence met en scène des photographies, des extraits tournés, des séquences montées et propose une lecture commentée du travail de montage en cours.
Arnold Pasquier est l’auteur d’une œuvre qui explore les champs de la fiction, du documentaire, de l’essai et du cinéma expérimental. Il partage son activité entre projets personnels, enseignement (Énsa de Paris-Belleville) et collaborations en tant que chef-opérateur et monteur.
Rencontres avec Mathilde Morières, Christine Doublet, productrice, Anna Chavepayre, architecte du collectif Encore et Anastasia de Villepin de la revue Architecture d'Aujourd'hui.
Après de longues années d’abandon, la campagne, dans une époque d’incertitude économique, suscite un nouvel intérêt. Ce retour soulève autant d’espoirs que de défis, sociaux et écologiques, et vient bousculer l’idée de communauté qui l’a si longtemps façonnée. Pour répondre à la crise du logement sans précédent qu’elle traverse, architectes, collectifs de défense du vivant et du droit au logement, aux côtés des maires et des habitants, défendent l’idée du commun et militent pour la réhabilitation. Et inventent une nouvelle façon de vivre ensemble dans ces paysages à préserver.
Rencontre avec Martin Jauvat (à Ivry-sur-Seine)
Sprite, 25 ans, doit absolument trouver un job. Pour travailler, il faut le permis et pour se payer le permis, il faut un job. Il se fait engager par une start-up spécialisée dans le nettoyage de villas après soirées; mais comment aller travailler tard la nuit sans transports en commun dans une banlieue mal desservie ? Sur les conseils de Marie-Charlotte, sa monitrice d’auto-école, il s’inscrit sur une application pour séduire des jeunes femmes habitant près de ses lieux de travail. Seul problème: Sprite n'est pas vraiment un séducteur.
Mercredi 19 novembre 2025
Présenté par Jean-Yves de Lépinay
Le Roi Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize règne en tyran sur le royaume de Takicardie. Seul un oiseau, enjoué et bavard, qui a construit son nid en haut du gigantesque palais, tout près des appartements secrets de Sa Majesté, ose le narguer. Le Roi est amoureux d’une charmante et modeste Bergère qu’il veut épouser sous la contrainte. Mais celle-ci aime un petit ramoneur. Tous deux s’enfuient pour échapper au Roi…
Séance présentée par Marie-Pauline Mollaret, critique et programmatrice (Séance au Luxy)
En 2075, une petite fille de 10 ans, Iris, voit un mystérieux garçon vêtu d'une combinaison arc-en-ciel tomber du ciel.
C'est Arco. Il vient d'un futur lointain et idyllique où voyager dans le temps est possible. Iris le recueille et va l'aider par tous les moyens à rentrer chez lui.
Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa, quatre akènes de pissenlit rescapés d’une succession d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetés dans le cosmos. Après s’être échoués sur une planète inconnue, ils partent à la quête d’un sol propice à la survie de leur espèce. Mais les éléments, la faune, la flore, le climat, sont autant d’embûches qu’ils devront surmonter.
Atelier : Redécouvrir la nature sauvage en ville - Animé par Nicolas Gilsoul.
Ouvert à une dizaine d'enfants de 7 à 12ans, cet atelier sur nos voisins discrets à plumes, à poils et à longues moustaches, propose d'abord de raconter l'aventure qui a mené à l'album "Le renard du Père Lachaise" aux éditions Robert Laffont jeunesse. Ensuite, les enfants sont invités à dessiner les héros sauvages de cette histoire, le renard, la fouine, les mésanges et la rainette, le hérisson et l'écureuil avec Nicolas Gilsoul. L'auteur leur apprend à les croquer sous toutes les formes, dans toutes les positions et profite de la concentration pour leur raconter des anecdotes scientifiques sur ces autres citadins qui partagent avec nous la ville. Pour lever le voile sur nos croyances et renouer contact avec cette nature si proche de chez nous.
Nicolas Gilsoul est architecte, paysagiste et docteur en sciences. Naturaliste explorateur, il s'intéresse aux animaux sauvages de nos villes, à leurs adaptations à ce curieux environnement qui est aussi le nôtre. Il est Professeur en Ecole d'Architecture et intervient régulièrement sur les ondes ou en amphithéâtre pour partager ses regards sur cette faune urbaine en questionnant notre cohabitation. Il a écrit plusieurs livres aux éditions Fayard (Petits Traités d'histoires naturelles dans les cités du monde: Bêtes de Villes). Pour les enfants, il publie en 2025 un album jeunesse chez Robert Laffont, Le Renard du Père-Lachaise qui suit les aventures d'un enfant la nuit dans cet étrange jardin parisien et de son petit peuple sauvage.
Dans le cadre du festival Close-Up, la Maison de l’architecture Île- de-France propose des ateliers jeunes publics où l’architecture et l’imaginaire se rencontrent autour du célèbre conte des Trois Petits Cochons. L’atelier débutera par la projection du dessin animé Le mensonge des 3 petits cochons adapté du conte.
Cette projection sera suivie d’un échange durant lequel les enfants pourront partager leurs impressions et exprimer ce que cette histoire leur inspire. Cela encouragera leur imagination et leur créativité à travers des réflexions sur le choix des matériaux et la construction écoresponsable.
Enfin, place à la pratique avec un défi de construction. Les enfants auront l’occasion de se familiariser avec les matériaux en réalisant leurs propres maquettes de maisons en paille, en bois et en chanvre, ce qui leur permettra de découvrir quelques notions d’architecture.
Ciné-concerts burlesque avec Frédéric Pérol et Julien Coulon
Ces chefs-d’œuvre du cinéma burlesque seront proposés dans le cadre de ciné-concerts orchestrés par Frédéric Pérol aux claviers, basses électroniques et Julien Coulon à la guitare, à la mandoline et au yukulele.
Frédéric Pérol s’intéresse particulièrement au lien de la musique avec les images. Il a composé, depuis 2009, la bande-son de projets audiovisuels multiples pour le Musée du Louvre, Arte, France Télévisions, Les Films d’Ici, le Mémorial de la Shoah, etc.
Julien Coulon, guitariste classique de formation, son répertoire s’étend des musiques anciennes, orientales et celtiques jusqu’aux musiques actuelles. Spécialiste des cordes pincées, il a réalisé plusieurs albums et se produit régulièrement en concert.
Le films:
La maison démontable de Buster Keaton et Edward F. Cline - USA - 1920 - 22'
Un jeune couple se fait offrir une maison en kit. Il ne reste plus qu’à la monter. Ce serait facile si un rival n’avait pas inversé les numéros des caisses.
L’épouvantail de Buster Keaton et Edward F. Cline - USA - 1920 - 19'
Buster et Pylade, deux ouvriers agricoles partageant une maison qu’ils ont habilement aménagée, sont amoureux de la même jeune fille. Malheureusement, le père de celle-ci ne voit pas ces flirts d’un très bon œil...
Le frigo déménageur de Buster Keaton et Edward F. Cline - USA - 1920 - 20'
Se retrouvant à la suite d’un quiproquo à conduire une charrette de déménagement, Keaton va déclencher un petit cataclysme lors du défilé annuel de la police. Il s’ensuit une course-poursuite totalement délirante : ce sont des centaines de policiers qui lui courent après, créant des vagues humaines qui s’agitent en tous sens.
Rencontre avec Michèle Cohen, Frédéric Jung, architecte
Gulliver à Pantin saisit au vol la mutation spectaculaire des Magasins Généraux, immeuble pachydermique du bord du Canal de l’Ourcq
à Pantin. Construit en 1929 pour servir de douane, puis abandonné pendant des années, devenant un temple du Street Art, il est réhabilité en 2016 par BETC, une agence de publicité. Le film tente de rendre compte de tous les points de vue que l’on peut avoir sur lui. Des taggers à l’architecte, des historiens aux pantinois, des investisseurs à l’ancienne employée des douanes, du vieux communiste aux publicitaires, du gardien du chantier au directeur financier, des ouvriers au maire de Pantin... Et forcément on y parle de la désindustrialisation, de l’abandon des friches industrielles, de leur reconversion, de la transformation du travail, du Grand Paris et de la diversité – – mais jamais de façon théorique, choisissant plutôt d'être au plus près des témoins.
Atelier : Redécouvrir la nature sauvage en ville - Animé par Nicolas Gilsoul.
Ouvert à une dizaine d'enfants de 7 à 12ans, cet atelier sur nos voisins discrets à plumes, à poils et à longues moustaches, propose d'abord de raconter l'aventure qui a mené à l'album "Le renard du Père Lachaise" aux éditions Robert Laffont jeunesse. Ensuite, les enfants sont invités à dessiner les héros sauvages de cette histoire, le renard, la fouine, les mésanges et la rainette, le hérisson et l'écureuil avec Nicolas Gilsoul. L'auteur leur apprend à les croquer sous toutes les formes, dans toutes les positions et profite de la concentration pour leur raconter des anecdotes scientifiques sur ces autres citadins qui partagent avec nous la ville. Pour lever le voile sur nos croyances et renouer contact avec cette nature si proche de chez nous.
Nicolas Gilsoul est architecte, paysagiste et docteur en sciences. Naturaliste explorateur, il s'intéresse aux animaux sauvages de nos villes, à leurs adaptations à ce curieux environnement qui est aussi le nôtre. Il est Professeur en Ecole d'Architecture et intervient régulièrement sur les ondes ou en amphithéâtre pour partager ses regards sur cette faune urbaine en questionnant notre cohabitation. Il a écrit plusieurs livres aux éditions Fayard (Petits Traités d'histoires naturelles dans les cités du monde: Bêtes de Villes). Pour les enfants, il publie en 2025 un album jeunesse chez Robert Laffont, Le Renard du Père-Lachaise qui suit les aventures d'un enfant la nuit dans cet étrange jardin parisien et de son petit peuple sauvage.
Cette séance sera l’occasion de découvrir le projet « Archives dans la ville » réalisé par des étudiant·e·s de Prep’Avenir de l’université d’Evry Paris Saclay, dans le cadre d’un atelier Passeurs d’Images Ile-de-France mené par Cinéam et le C.A.U.E. de l’Essonne. Cette présentation, autour de cinq sites emblématiques de la ville d’Evry-Courcouronnes, sera suivie de la projection de films super 8 tournés par André Darmagnac durant la construction de la ville nouvelle, films numérisés et conservés au sein du fonds d’archives de Cinéam - Mémoire filmique d’Ile-de-France - www.cineam.asso.fr
La séance est présentée par Laurence Bazin de Cinéam, Cécile Besnard et Carolina Menezes Ferreira du CAUE 91 et d’André Darmagnac, urbaniste et géographe et membre de l’équipe des aménageurs de la ville nouvelle d’Évry, il a confié à Cinéam toutes les bobines super 8 tournées durant la construction de la ville.
Rencontre avec Alain Guez et Yann Rocher, enseignants à l’Énsa Paris-Malaquais
Fasciné dès l’enfance par les édifices sacrés, le réalisateur suisse Christoph Schaub conduit le·la spectateur·ice dans son univers méditatif, en s’interrogeant sur la manière de suggérer l’infini par le biais de l’architecture. Immersion contemplative dans le patrimoine religieux qui, par l’entremise de différents témoignages, nous porte à interroger notre rapport à l’au-delà et aux environnements bâtis. Sans pour autant dériver vers un discours religieux, ce film nous donne à contempler la vie spirituelle au cœur de l’art architectural, des beaux-arts et de la nature.
Une projection des travaux audiovisuels des Énsa Paris-Belleville, La Villette, Malaquais, Val de Seine
Présenté par Arnold Pasquier, architecte
Le festival Close-Up s’associe pour la seconde année avec quatre écoles d’architecture parisiennes et pour la première fois avec une tessinoise afin de questionner leurs pratiques cinématographiques. Close-Up vous invite à découvrir une sélection de 16 films d’étudiant·e·s choisis avec leurs enseignants.
L’Énsa Belleville propose dans le cadre du cours Filmer [dans] l’architecture un exercice, Face à Face – Rencontre avec l’Architecture, qui explore un lieu architectural choisi pour sa portée artistique, historique, sociale ou intime, où l’architecture devient un véritable protagoniste. Les étudiants capturent les qualités sensibles du lieu et construisent une narration visuelle et sonore originale. Cette cartographie sensible de l’architecture permet de l’envisager comme un espace vivant, transformé par le regard et les récits.
Les films projetées : Face à face, Chez Papy, 40 rue Coriolis, Dessous-dessus
L’Énsa La Villette propose dans son séminaire Art, Architecture et Cinéma (AAC) d’engager une recherche création sur l’architecture, la ville ou le paysage par le biais de la pratique cinématographique. Théorie et pratique sont enrichies de questionnements émanant du domaine des arts visuels et narratifs, ainsi que de l'anthropologie et de la philosophie, en relation avec l'architecture.
Les films projetées : Last Station, Asphalte.
L’Énsa Val de Seine propose deux cursus autour de l’image.
Le premier part du principe que l’architecture n’est pas un « objet architectural » mais un espace complexe de relations sans cesse à renouveler, à créer et à tisser au plus près du monde contemporain.
Le second propose une immersion de 3 jours pour travailler les notions de plan, d’axonométrie et de coupe de façon empirique.
À travers une performance et un plan séquence, ils proposent une mise en récit collective de la vie d’un lieu.
Les films projetées : Travelling infini, Le mouvement de la pensée, Ce qu’ils ont dit de Thibaut, Expérimenter le mouvement , L’inhabitable.
L’Énsa Malaquais propose dans Filmer l’architecture de la santé des vidéos qui donnent à voir leurs approches personnelles sur l’architecture de ces lieux de soin après avoir échangé avec des professionnels de la santé et effectué un travail de terrain.
Les films projetées : Ce(ux) qui soigne(nt), OK google ! Privés de lumière, guidés par les sons et les textures, Le Cœur sur la main.
À l’Institute of Urban and Landscape Studies (Suisse), l’objectif est de sensibiliser l’enseignement de l’architecture au potentiel que le cinéma peut apporter à l’architecture et à la connaissance urbaine, non pas comme un simple outil de communication mais comme un véritable langage autonome capable de transmettre l’intensité d’une expérience sensorielle complète de l’espace.
Les films projetées : Animaux, L’attesa, Oblivious.
Ciné-conférence de Nicolas Gilsoul
Plus de la moitié des grandes villes mondiales sont installées sur
les rivages d’un océan unique. Selon la Banque mondiale, bientôt 7 humains sur 10 seront urbains. Depuis le trait de côté, fragile bandeau littoral habité, tous regardent désormais l’horizon mouvant avec attention. La mer gonfle et son niveau monte. Sa température aussi, modifiant habitats et habitants sous-marins. Les événements extrêmes s’emballent. Les prix du marché aussi alors que la mer mange les plages et les falaises à grands coups de dents. Dans l’écume pullulent désormais des corps translucides et tentaculaires. La cohabitation n’est pas toujours un pari enchanteur. La mer gronde. Les maires résistent.
À travers une série d’extraits de films de fictions et d’exemples d’architectures en cours, Nicolas Gilsoul propose une expéditions vers les avenirs de ces villes au bord de l’Océan pour conclure l’année de la Mer avec un regard curieux et ouvert.
Nicolas Gilsoul est architecte, docteur en sciences et paysagiste. Il est notamment l'auteur de Bêtes de villes (2019) et Chlorophylle & bêtes de villes (2022).
Au cœur d’une crise du logement dévastatrice, l’Europe dépasse désormais la logique de la démolition pour rechercher des alternatives face à son patrimoine moderniste. The Great Together suit un ensemble de grands ensembles et explore, à travers la transformation, l’entretien, la privatisation et la démolition, la manière dont l’utopie a heurté la politique locale, les pressions du marché et les habitudes des habitants.
The Great Together est une traduction libre du terme français Grand Ensemble, typologie de logement collectif qui s’est répandue dans l’Europe de l’après-guerre. Monumentales et utopiques, ces structures proposaient une réponse universelle à la crise du logement de leur époque. Elles expérimentaient de nouvelles manières d’habiter, en intégrant un design sophistiqué à des stratégies de gouvernance précises. Avec le temps, ces ensembles ont aussi connu la stigmatisation, la dégradation et, dans certains cas, la démolition.
À travers un parcours européen, le film retrace l’histoire de complexes situés à Vienne, Rome, Belgrade et Toulouse : quatre récits qui, au-delà de leurs spécificités locales, reflètent une lutte plus vaste pour le logement.
Rencontre avec Christian Barani
Tel un voyage à travers la France, ses territoires et les paysages,
le film dresse le portrait d’une nouvelle génération, dévoile ses valeurs communes et les espoirs qu’elle porte. Parcourant les paysages, traversant les chantiers, visitant des bâtiments, ces jeunes professionnel.le.s témoignent de leur travail, du sens d’un engagement délicat et d’une attention à prendre soin des territoires, de celles et de ceux qui y vivent.
Rencontres avec Jean-Louis Subileau, urbaniste (à Clichy), Stéphane Demoustier (à Sceaux) et Loïse Lenne, architecte
(à Aulnay-sous-Bois)
Le plus grand concours d’architecture de l’Histoire, concours à la fois anonyme et ouvert, qui est lancé au début des années 80 sous l’impulsion d’un nouveau président socialiste. Convoité par toutes les sommités internationales de l’architecture, ce concours est remporté à la surprise générale par un inconnu : Johan Otto von Spreckelsen, enseignant en architecture à Copenhague. Jusqu’ici, ce quinquagénaire n’a construit que 4 édifices : sa maison et trois petites chapelles. Du jour au lendemain, "Spreck" est propulsé sur le devant de la scène, au centre de toutes les attentions et surtout à la tête d’un projet colossal : bâtir la Grande Arche de la Défense.
Jeudi 20 novembre 2025
Ciné-concert par Flaca Boonse et Nicolas Morant
Une ode à la nature portée par un univers musical imaginaire et poétique. Dans une clairière, au milieu des hautes herbes ou dans le verger du roi, se cachent des mondes merveilleux : jardins envoûtants et forêts foisonnantes révèlent souvent de magnifiques secrets...
Flaca Boonse et Nicolas Morant apportent à l’univers onirique et émouvant de ce magnifique programme de six court métrages d’animation, une atmosphère organique, bruitiste et délicate, qui emprunte autant à l’électroacoustique du paysage sonore qu'aux musiques électroniques et improvisées inspirées du jazz. Une forme spectaculaire entre prise de conscience écologique et ode aux écosystèmes, qui vient toucher au plus près les souvenirs d’enfance liés à la nature.
Dans le cadre du festival Close-Up, la Maison de l’architecture Île- de-France propose des ateliers jeunes publics où l’architecture et l’imaginaire se rencontrent autour du célèbre conte des Trois Petits Cochons. L’atelier débutera par la projection du dessin animé Le mensonge des 3 petits cochons adapté du conte.
Cette projection sera suivie d’un échange durant lequel les enfants pourront partager leurs impressions et exprimer ce que cette histoire leur inspire. Cela encouragera leur imagination et leur créativité à travers des réflexions sur le choix des matériaux et la construction écoresponsable.
Enfin, place à la pratique avec un défi de construction. Les enfants auront l’occasion de se familiariser avec les matériaux en réalisant leurs propres maquettes de maisons en paille, en bois et en chanvre, ce qui leur permettra de découvrir quelques notions d’architecture.
Au cœur d’une crise du logement dévastatrice, l’Europe dépasse désormais la logique de la démolition pour rechercher des alternatives face à son patrimoine moderniste. The Great Together suit un ensemble de grands ensembles et explore, à travers la transformation, l’entretien, la privatisation et la démolition, la manière dont l’utopie a heurté la politique locale, les pressions du marché et les habitudes des habitants.
The Great Together est une traduction libre du terme français Grand Ensemble, typologie de logement collectif qui s’est répandue dans l’Europe de l’après-guerre. Monumentales et utopiques, ces structures proposaient une réponse universelle à la crise du logement de leur époque. Elles expérimentaient de nouvelles manières d’habiter, en intégrant un design sophistiqué à des stratégies de gouvernance précises. Avec le temps, ces ensembles ont aussi connu la stigmatisation, la dégradation et, dans certains cas, la démolition.
À travers un parcours européen, le film retrace l’histoire de complexes situés à Vienne, Rome, Belgrade et Toulouse : quatre récits qui, au-delà de leurs spécificités locales, reflètent une lutte plus vaste pour le logement.
Rencontre avec Christian Barani
Tel un voyage à travers la France, ses territoires et les paysages,
le film dresse le portrait d’une nouvelle génération, dévoile ses valeurs communes et les espoirs qu’elle porte. Parcourant les paysages, traversant les chantiers, visitant des bâtiments, ces jeunes professionnel.le.s témoignent de leur travail, du sens d’un engagement délicat et d’une attention à prendre soin des territoires, de celles et de ceux qui y vivent.
Ciné-concert par Flaca Boonse et Nicolas Morant
Une ode à la nature portée par un univers musical imaginaire et poétique. Dans une clairière, au milieu des hautes herbes ou dans le verger du roi, se cachent des mondes merveilleux : jardins envoûtants et forêts foisonnantes révèlent souvent de magnifiques secrets...
Flaca Boonse et Nicolas Morant apportent à l’univers onirique et émouvant de ce magnifique programme de six court métrages d’animation, une atmosphère organique, bruitiste et délicate, qui emprunte autant à l’électroacoustique du paysage sonore qu'aux musiques électroniques et improvisées inspirées du jazz. Une forme spectaculaire entre prise de conscience écologique et ode aux écosystèmes, qui vient toucher au plus près les souvenirs d’enfance liés à la nature.
Rencontre avec Christian Barani
Tel un voyage à travers la France, ses territoires et les paysages,
le film dresse le portrait d’une nouvelle génération, dévoile ses valeurs communes et les espoirs qu’elle porte. Parcourant les paysages, traversant les chantiers, visitant des bâtiments, ces jeunes professionnel.le.s témoignent de leur travail, du sens d’un engagement délicat et d’une attention à prendre soin des territoires, de celles et de ceux qui y vivent.
Louis Kahn s'inscrit comme l'un des plus grands architectes du XXe siècle. Il construisit des œuvres monumentales à dimension universaliste et d'une grande élévation spirituelle. Sa vie, à l'image de ses édifices,
fut chargée de mystère. Lorsqu'il succomba à un infarctus, dans
les toilettes pour hommes de Penn Station en 1974, les nécrologies précisaient qu'il laissait une épouse, Esther, et une fille, Sue Ann. Mais il apparut que Kahn avait mené quatre vies à la fois : son travail, sa famille officielle, ainsi que deux autres femmes et les enfants qu'elles lui avaient donnés. Nathaniel Kahn, fils de Louis Khan et d'Harriet Pattison, une architecte paysagiste, avait onze ans quand son père mourut. Âgé de 39 ans aujourd'hui, il revient sur les traces de son père à travers ce portrait intime d'un homme complexe et fascinant.
Rencontre avec Michèle Cohen, Frédéric Jung, architecte
Gulliver à Pantin saisit au vol la mutation spectaculaire des Magasins Généraux, immeuble pachydermique du bord du Canal de l’Ourcq
à Pantin. Construit en 1929 pour servir de douane, puis abandonné pendant des années, devenant un temple du Street Art, il est réhabilité en 2016 par BETC, une agence de publicité. Le film tente de rendre compte de tous les points de vue que l’on peut avoir sur lui. Des taggers à l’architecte, des historiens aux pantinois, des investisseurs à l’ancienne employée des douanes, du vieux communiste aux publicitaires, du gardien du chantier au directeur financier, des ouvriers au maire de Pantin... Et forcément on y parle de la désindustrialisation, de l’abandon des friches industrielles, de leur reconversion, de la transformation du travail, du Grand Paris et de la diversité – – mais jamais de façon théorique, choisissant plutôt d'être au plus près des témoins.
Ciné-conférence de Jean-Louis Violeau animée par David Abittan - En collaboration avec Tema.archi
Dès les années 1980, un lien fort s’est noué entre une génération d’architectes et François Mitterrand, donnant naissance aux « Grands projets » et à un nouvel engouement pour l’architecture dans la culture populaire. Ce rapprochement a redéfini le rapport des architectes au pouvoir, relation aussi nécessaire que complexe. Roland Castro, figure de l’époque, affirmait qu’un architecte est toujours « structurellement » du côté du pouvoir. Car les architectes et le pouvoir sont indéfectiblement unis, à l’image de la vis et de l’écrou. Ça grince parfois, et même régulièrement, mais les deux marchent ensemble au sein d’un univers artistique où l’on est tenu de séduire un commanditaire, avant de produire et de construire. La passion de bâtir l’emporte souvent sur les considérations idéologiques, comme l’illustre la critique de Castro au sujet de Perret ou Le Corbusier, fascinés par des figures autoritaires.
Ce lien ambigu entre architecture et pouvoir reste une constante du métier.
Jean-Louis Violeau, sociologue, est professeur à l’Énsa Nantes et à Sciences Po Paris.
David Abittan, après des études d'architecture, fonde en 2014 le média Tema.archi. Intervenant régulier de France Inter sur les questions d'architecture et de patrimoine, il a reçu en 2021 la Médaille des publications de l’Académie d’architecture pour son « engagement à diffuser la création architecturale ».
Ciné-conférence avec Nicolas Gilsoul, Eìric Goulouzelle, Emma Vilarem et Christine Hoarau-Beauval
Dans un monde urbain normé et planifié, accueillir le sauvage suppose de repenser notre rapport au contrôle. Accepter qu’une herbe pousse dans une fissure, qu’un renard traverse un square ou qu’un arbre sème sans y être invité, c’est reconnaître que la ville est un espace vivant, traversé par des altérités. Comment cette nature sauvage peut-elle réinvestir nos villes ? En quoi contribue-t-elle à l’amélioration de notre santé globale, c’est-à-dire physique, mentale et sociale ?
Nicolas Gilsoul est architecte, docteur en sciences et paysagiste.
Éric Goulouzelle est directeur des parcs, paysages et de l’environnement du Conseil départemental des Hauts-de-Seine.
Emma Vilarem est directrice de [S]CITY. Docteure en neurosciences cognitives, spécialisée dans l’étude des interactions sociales, elle s’intéresse à la façon dont l’environnement urbain affecte notre cerveau et nos comportements.
Christine Hoarau-Beauval (Commissaire scientifique), directrice déléguée et de la Recherche de la Fondation AIA, est historienne de
la ville contemporaine. Auteure de Urbanisme de dalle, Urbanisme vertical (2019) et co-auteure de (Ré)investir les toits (2020).
En partenariat avec la Fondation AIA et la CD 92
Rencontres avec Mathilde Morières, Christine Doublet, productrice, Anna Chavepayre, architecte du collectif Encore et Anastasia de Villepin de la revue Architecture d'Aujourd'hui.
Après de longues années d’abandon, la campagne, dans une époque d’incertitude économique, suscite un nouvel intérêt. Ce retour soulève autant d’espoirs que de défis, sociaux et écologiques, et vient bousculer l’idée de communauté qui l’a si longtemps façonnée. Pour répondre à la crise du logement sans précédent qu’elle traverse, architectes, collectifs de défense du vivant et du droit au logement, aux côtés des maires et des habitants, défendent l’idée du commun et militent pour la réhabilitation. Et inventent une nouvelle façon de vivre ensemble dans ces paysages à préserver.
Ciné-Gaming proposé et animé par Clément Sabathié, en partenariat avec Cinéma 93
La séance propose une exploration en trois temps des représentations de la ville américaine dans le cinéma de Michael Mann. La séance s’ouvre avec la projection de Collateral (Michael Mann, 2004), thriller nocturne dans lequel un chauffeur de taxi se retrouve embarqué dans une spirale criminelle à Los Angeles. Elle se poursuit par un diaporama analysant les motifs récurrents du cinéma de Mann — la nuit urbaine, l’architecture, le braquage — mis en regard avec l’esthétique de GTA V (Rockstar Games, 2013). Enfin, une session de jeu vidéo collective autour de GTA V qui nous immerge dans la ville de Los Santos, miroir fictif et corrompu de Los Angeles, à travers les destins croisés de trois criminels en quête de survie et de liberté.
Fuyant un passé trouble, Laura se réfugie à Entroncamento pour reconstruire sa vie et se lie à une jeunesse désabusée pas si différente d’elle. Un travail honnête peut-il rivaliser avec l’appel du crime ? Violence, malchance, cupidité et loyauté règnent dans les rues — chacun veut une vie meilleure.
Rencontre avec Arnold Pasquier, architecte
Au cœur de São Paulo, l'emblématique immeuble Copan, conçu par Oscar Niemeyer, abrite plus de 5 000 habitants sur 120 000 mètres carrés. À l'intérieur, une élection acharnée pour le poste d'administrateur se déroule, tandis que le titulaire de longue date résiste au changement. Au-delà de ses murs, le Brésil fait face à son propre vote décisif entre Lula da Silva et Jair Bolsonaro.
La réalisatrice Carine Wallauer, résidente de Copan, capture ce microcosme du pouvoir et de la démocratie, mêlant réalisme social urbain et une touche de science-fiction dans une tour de Babel moderne.
Ce portrait de ce gigantesque immeuble résidentiel met en lumière une démocratie fragile
Vendredi 21 novembre 2025
Ciné-concert par Nicolas Cante
New York, début des années 50. Joey, sept ans, est confié à la garde de son grand frère Lennie par leur mère. Mais ce dernier avait prévu de passer le week-end avec ses amis. Irrité de devoir emmener son petit frère partout avec lui, il décide de lui jouer un tour en simulant un accident de carabine sur un terrain vague. Persuadé d’avoir causé la mort de son frère, Joey s’enfuit avec six dollars en poche à Coney Island, où il s’imagine pouvoir refaire sa vie... Il va passer une journée et une nuit d’errance au milieu de la foule et des attractions foraines.
Nicolas Cante accompagnera les pérégrinations du jeune garçon au piano et à la voix, entre compositions et improvisations, réinventant intégralement la bande-son du film, et créant autant de surprises sonores que son fabuleux éclectisme musical le permet. Pianiste et musicien électronique, Nicolas est diplômé du Conservatoire jazz d’Aix-en-Provence, diplômé d’État en musiques actuelles amplifiées. Ses expérimentations musicales et artistiques l’emmènent dans les sphères du jazz, de la musique improvisée, de l'électro mais aussi de la danse et du cinéma.
Rencontre avec Christian Barani
Tel un voyage à travers la France, ses territoires et les paysages,
le film dresse le portrait d’une nouvelle génération, dévoile ses valeurs communes et les espoirs qu’elle porte. Parcourant les paysages, traversant les chantiers, visitant des bâtiments, ces jeunes professionnel.le.s témoignent de leur travail, du sens d’un engagement délicat et d’une attention à prendre soin des territoires, de celles et de ceux qui y vivent.
Présenté par Renaud Dehesdin
Style wars est LE film documentaire légendaire qui a su capter
la naissance des cultures urbaines, du graffiti, du hip-hop et du breakdance dans les années 80 au cœur de New York. Les souterrains du métro étaient le support d’expression de l’art des plus grands graffeurs de l’époque (Seen, Dondi, Case 2, Skeme...) mais aussi le lieu d’une véritable guerre contre les autorités ! En s’intéressant au travail réalisé dans les souterrains, les rues des quartiers chics, les clubs et les aires de jeu, Style wars est devenu l’emblème de l’esprit, original et contagieux, de l’explosion du hip-hop et du graph.
Ciné-concert par Jean-Yves Leloup
Un pêcheur s'éprend d'une citadine aux allures de vamp. Sous l'influence de celle-ci, il décide de noyer son épouse, mais change d'avis une fois sur la barque. Effrayée, la femme fuit en ville. Elle est bientôt rejointe par son mari, désireux de se faire pardonner.
Ce film voit le jour en 1927, alors que le cinéma muet – à l'apogée de sa puissance esthétique et dramatique – brille de ses derniers feux avant l'avènement du parlant. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des chefs-d'œuvre de l’histoire du cinéma, même un siècle après sa sortie. Depuis des décennies, critiques, cinéastes de tous pays ou bien simples spectateurs n'ont cessé de faire l'éloge de cette œuvre à nulle autre pareille et dont le pouvoir d'attraction demeure inchangé, et ce même à l'heure du cinéma numérique et de la multiplication des sources d’images.
Jean-Yves Leloup, DJ et créateur sonore, pionnier du genre en France, poursuit avec ce nouveau cinémix son travail entamé il y a une quinzaine d'années avec le duo Radiomentale, autour des classiques du cinéma muet. Il mêle dans sa bande-son malicieuse, émouvante et érudite, jazz, électro, pop ou néo-classicisme.
Ciné-concert par Gaspar Claus et Adrian Bourget, co-produit en 2025 par le Festival La Rochelle Cinéma (Fema), la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, Ciné Ma Passion (Pau), Bul’Ciné (Nantes) et Les Activités sociales de l’énergie et son festival Visions sociales durant le Festival de Cannes.
La ville de São Paulo à la fin des années 1920 : urbanisme, mode, monuments publics, industrialisation, faits historiques, expansion de la culture du café, éducation et agitation au quotidien.
« Êtes-vous fier d’être de São Paulo ? São Paulo, symphonie d’une métropole vous présente l’âme de la ville que vous avez construite
grâce à votre travail, mené au rythme merveilleux d’un progrès en marche ! Voici le roman d’une ville ! Le labeur quotidien de la masse
des anonymes, qu’un objectif a immortalisé dans ces précieux clichés, souvent éloignés des yeux du grand public. C’est une vision presque fantastique qui se déroule sous nos yeux comme un rêve, parfois joyeux, parfois triste, mais toujours agréable parce qu’elle montre la ville que nous avons construite pour notre gloire et notre fierté. Pour l’exemple d’un nouveau Brésil ! » Un anonyme, cité par la Cinemateca brasileira
Gaspar Claus est violoncelliste, compositeur et explorateur sonore.
Adrian Bourget est créateur et réalisateur sonore.
Dans une petite ville industrialisée d'Amazonie, Tereza à 77 ans apprend qu'elle doit rejoindre la Colonie où toutes les personnes âgées sont confinées par décision étatique tout en dépendant de la tutelle de sa fille. Tereza refuse et tente de s'enfuir.
Ciné-Gaming proposé et animé par Clément Sabathié, en partenariat avec Cinéma 93
La séance propose une exploration en trois temps des représentations de la ville américaine dans le cinéma de Michael Mann. La séance s’ouvre avec la projection de Collateral (Michael Mann, 2004), thriller nocturne dans lequel un chauffeur de taxi se retrouve embarqué dans une spirale criminelle à Los Angeles. Elle se poursuit par un diaporama analysant les motifs récurrents du cinéma de Mann — la nuit urbaine, l’architecture, le braquage — mis en regard avec l’esthétique de GTA V (Rockstar Games, 2013). Enfin, une session de jeu vidéo collective autour de GTA V qui nous immerge dans la ville de Los Santos, miroir fictif et corrompu de Los Angeles, à travers les destins croisés de trois criminels en quête de survie et de liberté.
Ciné-débat animé par Jean-Yves de Lépinay, en présence d'Hortense Soichet, photographe et professeure, Léa Vincelot- Segovia et Esther Montanès, commissaires de l’exposition Et voilà le travail
Immigrée portugaise à Édimbourg, Aurora est préparatrice de commandes dans un entrepôt où son temps est chronométré. Au bord de l’abîme de la paupérisation et de l’aliénation, coincée entre les murs d’un immense centre de distribution et la solitude de sa propre chambre, elle se saisit de toutes les occasions pour ne pas tomber. Centrée sur le secteur de la logistique en entrepôt, la séance brosse le portrait de ces employés invisibles en zone périurbaine, aux conditions de travail et de vie précaires et questionne les nouvelles dynamiques liées au monde professionnel qui traversent notre société actuelle.
Ciné-concert par Jean-Yves Leloup
À mi-chemin entre le documentaire et l’art visuel, Koyaanisqatsi est un point marquant de l’histoire cinématographique des vingt dernières années et a particulièrement influencé toute la nouvelle génération de VJs et d’artistes visuels de la scène électronique. Souvent imité, jamais égalé, ce premier volet de la trilogie réalisée par Godfrey Reggio (Koyaanisqatsi, Powaqatsi, Naqoyqatsi), produit par Francis Ford Coppola, est incontestablement le plus réussi et le plus marquant
de la série. Film sans dialogues, décrivant un monde, une planète, entre nature, artifices, technologie et urbanisme, ce long métrage d’une beauté visuelle à couper le souffle, se veut une forme d’interrogation profondément humaniste sur l’évolution de notre civilisation.
Jean-Yves Leloup, DJ et créateur sonore, pionnier du genre en France, poursuit avec ce nouveau cinémix son travail entamé il y a une quinzaine d'années avec le duo Radiomentale, autour des classiques du cinéma muet. Il mêle dans sa bande-son malicieuse, émouvante et érudite, jazz, électro, pop ou néo-classicisme.
Rencontres avec Jean-Louis Subileau, urbaniste (à Clichy), Stéphane Demoustier (à Sceaux) et Loïse Lenne, architecte
(à Aulnay-sous-Bois)
Le plus grand concours d’architecture de l’Histoire, concours à la fois anonyme et ouvert, qui est lancé au début des années 80 sous l’impulsion d’un nouveau président socialiste. Convoité par toutes les sommités internationales de l’architecture, ce concours est remporté à la surprise générale par un inconnu : Johan Otto von Spreckelsen, enseignant en architecture à Copenhague. Jusqu’ici, ce quinquagénaire n’a construit que 4 édifices : sa maison et trois petites chapelles. Du jour au lendemain, "Spreck" est propulsé sur le devant de la scène, au centre de toutes les attentions et surtout à la tête d’un projet colossal : bâtir la Grande Arche de la Défense.
Projection suivi d'un recontre et une perfomance de Tuna Mess
Gena, artiste queer incomparable, bouscule les codes grâce à des tenues vestimentaires venues d’un autre monde, le sien. Cet artiste se promène dans les rues de Moscou et fait face à ses pantins autoritaires. Ses performances radicales ne laissent personne indifférent. Dans un pays où la démocratie est en danger, où le rejet de l’autre devient la normalité, où la peur nourrit les discours haineux, Gena n’abandonne jamais la lutte et continue de clamer, à sa façon, le droit à la différence.
Tuna Mess est une performeuse et plasticienne belge basée à Paris. Elle a étudié le design de mode à La Cambre à Bruxelles. Après avoir travaillé dix ans en tant que designer chez Balenciaga, Rabanne et Mugler, elle décide de se concentrer sur la performance. Au cabaret comme au musée, Tuna détourne les codes du drag, interrogeant le genre et les canons de beauté. Le costume, la musique et le texte sont au coeur de sa pratique.
Samedi 22 novembre 2025
Séance présentée par Marie-Pauline Mollaret, critique et programmatrice (Séance au Luxy)
En 2075, une petite fille de 10 ans, Iris, voit un mystérieux garçon vêtu d'une combinaison arc-en-ciel tomber du ciel.
C'est Arco. Il vient d'un futur lointain et idyllique où voyager dans le temps est possible. Iris le recueille et va l'aider par tous les moyens à rentrer chez lui.
Rencontre avec Matias Borgström (séance à la Cité de l'architecture)
Dans un São Paulo marqué par des décennies de négligence gouvernementale, 120 artistes venant de plusieurs pays différents transforment un immeuble abandonné de 13 étages en “Ouvidor”, le plus grand squat artistique d’Amérique latine. Ce lieu devient le théâtre d’une lutte collective mêlant créativité, résistance et tensions au sein de la troupe. Face à des menaces d’expulsion, les résident·e·s devront surmonter leurs divergences et organiser une “Biennale” audacieuse, un événement artistique de grande envergure. À travers ce projet, le film célèbre la puissance de l’art comme outil de revendication et d’unité, tout en dévoilant les défis d’un collectif en quête de reconnaissance et de liberté.
Ciné-conférence de Nikola Jankovic
L’architecture et l’urbanisme ont toujours été des instruments de pouvoir – et notamment, bien sûr, des pouvoirs totalitaires.
Porté par le prince saoudien Mohammed ben Salmane, The Line, projet insensé d’une ville de 170 km de long surgie du désert, n’est qu’un élément des chantiers engagés par la compagnie Neom, qui revendique d’œuvrer à « créer un monde meilleur et pérenne ».
Ailleurs dans le monde, la course des tours les plus hautes et les plus spectaculaires oppose les cités d’affaires de tous les continents.
Le promoteur immobilier et président des Etats-Unis Donald Trump imagine une « Riviera » sur la bande de Gaza. Les dirigeants de plusieurs Etats décident de déménager leurs capitales...
Projection du film : The Line, ville du futur de Ben Hume-Paton - Documentaire • Royaume-Uni • 2023 • 44’ • vf
Nikola Jankovic est architecte, éditeur et fondateur des Éditions B2.
Ciné-concerts burlesque avec Frédéric Pérol et Julien Coulon
Ces chefs-d’œuvre du cinéma burlesque seront proposés dans le cadre de ciné-concerts orchestrés par Frédéric Pérol aux claviers, basses électroniques et Julien Coulon à la guitare, à la mandoline et au yukulele.
Frédéric Pérol s’intéresse particulièrement au lien de la musique avec les images. Il a composé, depuis 2009, la bande-son de projets audiovisuels multiples pour le Musée du Louvre, Arte, France Télévisions, Les Films d’Ici, le Mémorial de la Shoah, etc.
Julien Coulon, guitariste classique de formation, son répertoire s’étend des musiques anciennes, orientales et celtiques jusqu’aux musiques actuelles. Spécialiste des cordes pincées, il a réalisé plusieurs albums et se produit régulièrement en concert.
Le films:
La maison démontable de Buster Keaton et Edward F. Cline - USA - 1920 - 22'
Un jeune couple se fait offrir une maison en kit. Il ne reste plus qu’à la monter. Ce serait facile si un rival n’avait pas inversé les numéros des caisses.
L’épouvantail de Buster Keaton et Edward F. Cline - USA - 1920 - 19'
Buster et Pylade, deux ouvriers agricoles partageant une maison qu’ils ont habilement aménagée, sont amoureux de la même jeune fille. Malheureusement, le père de celle-ci ne voit pas ces flirts d’un très bon œil...
Le frigo déménageur de Buster Keaton et Edward F. Cline - USA - 1920 - 20'
Se retrouvant à la suite d’un quiproquo à conduire une charrette de déménagement, Keaton va déclencher un petit cataclysme lors du défilé annuel de la police. Il s’ensuit une course-poursuite totalement délirante : ce sont des centaines de policiers qui lui courent après, créant des vagues humaines qui s’agitent en tous sens.
À 300 kilomètres au sud-est de Los Angeles et 35 mètres sous le niveau de la mer, un groupe de marginaux vit au milieu du désert. Il ne s’agit pas d’une communauté de hippies, seulement de gens qui ont tourné le dos à la société autant qu’ils en ont été exclus.
Rencontre avec Christoph Schaub, Thierry Mandoul, architecte
Des centaines de milliers d'Indiens et d'Indiennes - autochtones et paysans sans terre - revendiquent leur droit à l'existence en organisant une marche de protestation de 400 kilomètres. Millions Can Walk
se concentre sur leur lutte non violente pour leurs droits. Un film profondément politique, philosophique et poétique.
Ciné-conférence d’Alfonso Pinto
Loin de toute attitude prévisionniste, la Science-Fiction a toujours été une manière pour réfléchir sur l’actualité. Son enjeu n’est pas de prévoir ce qui pourrait advenir, mais au contraire de sonder les aspirations, et/ou les angoisses d’une époque. Au sein de cette tension entre optimisme et pessimisme, les villes, loin d’être un simple décor, ont eu un rôle central : des mégalopoles verticales et technologiques aux visions destructrices de guerres et cataclysmes de toute sorte ; des invasions extra-terrestres jusqu’aux dystopies fondées sur le surpeuplement, la crise climatique, les contaminations ou encore l’affirmation du modèle néo-libéral capitaliste. Alfonso Pinto se propose d’analyser les imaginaires urbains dans le cinéma des catastrophes, sous-genre profondément lié à la science-fiction, et de questionner la nature de ces archéologies négatives à travers une série d’extraits.
Alfonso Pinto est chercheur, photographe et documentariste. En 2016 il a soutenu une thèse de doctorat en géographie sur les imaginaires urbains dans le cinéma des catastrophes à l’ENS de Lyon. Il a coréalisé le documentaire Toxicily avec François Xavier Destors en 2023.
Au volant de sa mini-fourgonnette, Gianfranco Rosi est parti à la découverte de la GRA (Grande Raccordo Anulare), plus connue sous le nom de Grand Contournement de Rome. Derrière le vacarme continu, un monde invisible...
Rencontres avec Mathilde Morières, Christine Doublet, productrice, Anna Chavepayre, architecte du collectif Encore et Anastasia de Villepin de la revue Architecture d'Aujourd'hui.
Après de longues années d’abandon, la campagne, dans une époque d’incertitude économique, suscite un nouvel intérêt. Ce retour soulève autant d’espoirs que de défis, sociaux et écologiques, et vient bousculer l’idée de communauté qui l’a si longtemps façonnée. Pour répondre à la crise du logement sans précédent qu’elle traverse, architectes, collectifs de défense du vivant et du droit au logement, aux côtés des maires et des habitants, défendent l’idée du commun et militent pour la réhabilitation. Et inventent une nouvelle façon de vivre ensemble dans ces paysages à préserver.
Rencontre avec Martin Jauvat (à Ivry-sur-Seine)
Sprite, 25 ans, doit absolument trouver un job. Pour travailler, il faut le permis et pour se payer le permis, il faut un job. Il se fait engager par une start-up spécialisée dans le nettoyage de villas après soirées; mais comment aller travailler tard la nuit sans transports en commun dans une banlieue mal desservie ? Sur les conseils de Marie-Charlotte, sa monitrice d’auto-école, il s’inscrit sur une application pour séduire des jeunes femmes habitant près de ses lieux de travail. Seul problème: Sprite n'est pas vraiment un séducteur.
Lucky Lu suit un livreur à vélo new-yorkais dont le monde bascule le jour où il perd sa seule source de revenu. Alors que sa famille, longtemps éloignée, est enfin en route depuis l’Asie, Lu doit affronter une ville impitoyable et se battre pour préserver la vie fragile qu’il a mis tant d’années à construire.
Une mère célibataire et ses deux filles arrivent à Taipei pour ouvrir une petite cantine au cœur d'un marché nocturne de la capitale taiwanaise. Chacune d'entre-elles doit trouver un moyen de s'adapter à cette nouvelle vie et réussir à maintenir l'unité familiale.
Dimanche 23 novembre 2025
Ciné-conférence de Alexandra Pignol et Stéphane Mroczkowski
Les premiers James Bond de la saga ont inventé une esthétique où architecture moderne et design, faits d’acier, de béton, de verre et de technologie, jouent un rôle très important. C’est le chef décorateur
Ken Adam, architecte de formation, qui en est l'artisan et les Bond
plus récents s’y réfèrent encore ouvertement. Les repères que Dr. No, Goldfinger ou Blofeld se créent sont secrets mais ont du style. Des architectures en négatif, que James Bond doit détruire. Ces décors sont même construits pour être détruits, à la différence du film catastrophe classique tel La Tour infernale (1974) où le bâti doit être préservé, et
le danger lié à son caractère technique doit être écarté (ascenseurs, portes coupe-feu, circuits électriques...). Nous verrons, à l’aide de nombreux extraits, arrêts sur images et références architecturales, les caractéristiques de ces architectures explosives.
Alexandra Pignol est docteur en philosophie, elle est Maître de Conférences à l’Énsa Strasbourg.
Stéphane Mroczkowski est maître de conférences en arts plastiques à l’Université de Strasbourg.
Séance présentée par Esther Hallé, enseignante chercheuse
Sur le chemin de l’école, Carlitos, un jeune garçon timide, croise le regard de Teresinha, fille d’une couturière. Le garçon tombe amoureux de Teresinha, mais il s’attire aussitôt des ennuis : Eduardo, un autre élève de la classe, veut lui aussi gagner le cœur de la jeune fille et ne cesse de provoquer son rival. Pour prouver sa flamme à la fille, Carlitos décide alors de voler une poupée qu’elle a admirée dans une vitrine. La nuit venue, il va la lui offrir en passant par les toits. Le lendemain, les enfants font l’école buissonnière et se promènent sur un talus qui surplombe la voie ferrée. Lorsqu’Eduardo fait un faux mouvement et tombe, les amis accusent Carlitos d’avoir provoqué sa chute.
Film d’ouverture - Avant-première - Rencontre avec Gianfranco Rosi
Pompéi, Naples, le Vésuve, des vies sous la menace du volcan. Un rien sépare les tragédies antique et contemporaine, et le passé infuse dans le présent de tous : archéologues et artistes, érudits et commerçants, touristes et scientifiques, dévots et indifférents.
Ciné-conférence de Jacques Ferrier
La technique a dévoré la cité et réduit le citadin à un objet soumis à l’infrastructure. Or, c’est en ville que se jouent aujourd’hui les crises sociales, démocratiques et environnementales. Il est temps d’en finir avec « la ville machine » : l’expérience sensible du citadin doit être
le point de départ d’un nouveau projet de société urbaine. Le cinéma rend compte de « la ville sensuelle ». Il interprète les situations dans
le regard subjectif des personnages. Il nous en dit bien plus que nombre d’expertises. La fiction révèle la place du corps dans la ville comme un marqueur du vécu de chacun et de la vitalité de ce qui nous est commun... Deux courts métrages illustrent l’envers et l’endroit de La Défense, pris comme exemple de la ville générique d’ici et d’ailleurs. Des situations opposées, mais qui se répondent, dérèglent le décor parfait de l’architecture internationale. Deux autres courts sont présentés.
L’un montre comment l’imaginaire dédouble l’expérience d’un voyageur, l’autre porte un regard poétique qui enchante les objets techniques
du quotidien.
Jacques Ferrier est architecte, urbaniste et professeur. Il a cofondé l’agence Ferrier Marchetti Studio qui intervient en France et à l’international. Ses projets s’inscrivent dans une philosophie humaniste de la ville, au service d’une société créative et durable. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles.
Rencontre avec Christoph Schaub
Une sélection de 4 films issues de la célèbre série “Films on Architecture” à travers laquelle le cinéaste suisse Christoph Schaub revient sur des moments phares de l'architecture du 20e siècle.
1 Il Girasol
Christoph Schaub / Suisse / 1997 / 17’’ / Documentaire
Le rêve futuriste d'une architecture en mouvement devient ici réalité : la Casa Girasole, dont le nom décrit son projet, suit la lumière du soleil, car elle est construite de manière à pouvoir pivoter complètement sur son axe.
2 Brasilia
Christoph Schaub / Suisse / 2007 / 26’ / Documentaire
La ville de Brasilia est unique. Schaub dresse un portrait architectural de la capitale du Brésil, dont Oscar Niemeyer est le principal architecte. Le film présente également l'un des 50 000 ouvriers qui ont travaillé sur le chantier, Raimundo Bento de Araujo, alors âgé de 15 ans, qui nous raconte ses souvenirs.
3 The Art of Justification
Christoph Schaub / Suisse / 2002 / 14’ / Documentaire
Portrait de l'ingénieur Jürg Conzett, originaire des Grisons. Le bureau d'études de Jürg Conzett, situé au centre de Coire, existe sous sa forme actuelle depuis 1992. Conzett construit des ponts, des routes d'accès, des coulées, des galeries et des bâtiments d'infrastructure : en d'autres termes, des ouvrages que l'on trouve partout.
4 The shift of meaning
Christoph Schaub / Suisse / 2002 / 14’ / Documentaire
Un portrait des deux célèbres architectes Meili & Peter, Zurich. Le cabinet d'architecture Meili & Peter compte un nombre remarquable de bâtiments et de projets qui offrent des solutions inhabituelles dans les domaines de l'urbanisme et des développements sociaux.
Christoph Schaub est un réalisateur suisse de documentaires et de longs métrages dont un certain nombre ont été récompensés par de nombreux prix. Il s’intéresse particulièrement à l’architecture à travers quelques productions tels que Il Girasole, una casa vicino a Verona, Bird's Nest - Herzog & De Meuron in China , Architecture of Infinity.
Rencontre avec Aya Sellami de Close-Up
Samuele a 12 ans et vit sur une île au milieu de la mer. Il va à l'école, adore tirer et chasser avec sa fronde. Il aime les jeux terrestres, même si tout autour de lui parle de la mer et des hommes, des femmes, des enfants qui tentent de la traverser pour rejoindre son île. Car il n'est pas sur une île comme les autres. Cette île s'appelle Lampedusa et c'est une frontière hautement symbolique de l'Europe, traversée ces 20 dernières années par des milliers de migrants en quête de liberté.
Suivie d’un set live de Thibault Meschler (musique contemporaine)
Après une première édition en mars 2025, le festival international de cinéma expérimental GRAIN URBAIN a répondu à l’invitation de Close- Up pour une carte blanche réunissant 6 films en dialogue sur la psycho- cartographie des lieux que nous habitons, des lieux qui nous habitent. Cette déambulation au sein d’espaces urbains, publics et privés, réels ou fantasmés, dessine les contours de géographies mentales incarnées, où la présence s’affirme par un ailleurs, où la ville n’existe que par ses rapports d’échelles, de l’infiniment grand à la fragilité des existences imbriquées qui la construisent et la traversent.
L'équipe de Grain Urbain : Antonin Mechler, Juliana Zepka, Maëla Sabouraud, Thibault Mechler, Victor Merlet, Thomas Grandjean, Raphaël Mercuri, Julien Roos, Daniela Zepka, Théophile Albini
Films sélectionnés
1. A Dying Tree de Vincent René Lortie (Canada • 2025 • 16’)
2. The Sun in my Eyes de Pablo Tapia Pla (USA • 2024 • 9:29’)
3. Very Gentle Work de Nate Valey (USA • 2024 • 23:58’)
4. Electrical Gaza de Rosalind Nashashibi (Palestine • 2015 • 17:54’)
5. La Déconstruction de Baveuse City de Chloé Pilon Vaillancourt (Canada • 2024 • 8:22’)
6. The Instability of the Clouds de Zazie Ray-Trapido (USA • 2024 • 15:15’)
Rencontre avec Maliana et Romain de l'association OUTrans
L’histoire du Meatpacking District de New York racontée du point de vue des travailleuses du sexe transgenres qui y ont vécu et travaillé. Elles évoquent la violence, la répression policière et la gentrification qui ont conduit à un mouvement pour les droits des personnes transgenres.
OUTrans est une association féministe d’autosupport trans pour les personnes transmasculines, transféminines, non-binaires, en questionnement, et pour leurs allié·e·s cis. Issue de la communauté transmasculine, elle a été fondée en avril 2009 par et pour des personnes trans, afin de combler le manque de réseaux d’entraide et de lutter contre la transphobie à tous les niveaux (social, professionnel, institutionnel).
Maliana MARGAIN a rejoint OUTrans en 2024 et y assure aujourd’hui les fonctions de chargé de projets. Il coordonne les actions menées par l’association, de l’autosupport aux formations, ainsi que le développement de projets et de partenariats.
Son travail s’inscrit dans les missions que s’est donnée OUTrans : renforcer les réseaux d’entraide entre personnes trans, organiser des espaces de rencontre et de convivialité, améliorer l’accès à l’information et à la santé, sensibiliser les professionnel·le·s et défendre les personnes trans face à la transphobie. Il intervient également dans des contextes culturels pour porter ces enjeux auprès d’un public plus large.
Romain a rejoint OUTrans en 2024 après avoir découvert les groupes de parole de l’association, dont il a lui-même bénéficié. Ce premier contact avec l’autosupport l’a conduit à s’engager davantage, jusqu’à devenir président. Il participe à l'animation de groupes de parole et représente OUTrans lors d’événements publics et culturels, afin de soutenir les actions de l’association et de renforcer la visibilité des personnes trans.
Lundi 24 novembre 2025
Rencontre avec Jean-Marie Montangerand et Loïse Lenne, architecte
En 1981, François Mitterrand entreprend un programme de grands travaux uniques dans l'histoire du XXe siècle. Un concours international est lancé dans le but de construire un projet emblématique à la Défense, qui viendra prolonger « l'axe historique » allant du Louvre au château de Saint-Germain-en-Laye. 424 candidats, parmi les plus grandes agences de la planète y participent. À la surprise générale, un architecte danois inconnu, J.O. Spreckelsen, ayant seulement construit une maison et quatre églises, l'emporte avec un dessin : celui de la Grande Arche qu'il ne verra jamais construite...
Ciné-conférence d'Alma Smoluch
Si le cinéma semble s’intéresser depuis longtemps à la figure de l’architecte – depuis Le Rebelle (1949) à The Brutalist (2024) – il semble qu’il y ait une incompatibilité à allier architecture et féminin. À travers l’analyse d’extraits cinématographiques et d’images, nous étudierons la vision idéalisée de la profession d’architecte qui est divulguée dans la culture populaire, en se penchant sur l’absence des femmes ou leur présence stéréotypée, pour enfin montrer qu’elles sont pourtant bien présentes, de la conception du projet au chantier.
Alma Smoluch est historienne de l’architecture et autrice. Depuis 2021, elle s’attache à faire connaître le travail des architectes femmes qui ont façonné l’histoire de l’architecture, invisibilisées au profit de leurs confrères masculins, notamment via son compte Instagram @femmesdelarchitecture.
Porjection suivi d'un recontre avec la réalisatrice Tzeli Hadjidimitriou, animé par Alice Coffin
L’île de Lesbos, berceau de la poétesse grecque Sappho voit arriver dans les années 1970 des lesbiennes du monde entier, qui trouvent leur paradis dans le village d’Eressos. Une véritable communauté lesbienne s’établit alors, au sein de laquelle liberté, sororité et nature sont les maîtres-mots.
Journaliste, enseignante, syndicaliste et militante, Alice Coffin a plusieurs cordes à son arc. Elle a co-fondé l’Association des Journalistes LGBTI, la Conférence européenne lesbienne et la LIG (Lesbiennes d’Intérêt Général). Elle est l’autrice du livre « Le Génie Lesbien » et est reconnue en tant qu’activiste au sein du collectif La Barbe. Son action quotidienne contre les structures patriarcales qui minent la société française, à Paris et ailleurs, lui vaut de nombreuses attaques. Elles ne l’empêcheront pas de continuer à mener ce combat pendant son mandat. En particulier dans le 12ème arrondissement, où elle est en charge de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations.
Mardi 25 novembre 2025
Ciné-concerts burlesque avec Frédéric Pérol et Julien Coulon
Ces chefs-d’œuvre du cinéma burlesque seront proposés dans le cadre de ciné-concerts orchestrés par Frédéric Pérol aux claviers, basses électroniques et Julien Coulon à la guitare, à la mandoline et au yukulele.
Frédéric Pérol s’intéresse particulièrement au lien de la musique avec les images. Il a composé, depuis 2009, la bande-son de projets audiovisuels multiples pour le Musée du Louvre, Arte, France Télévisions, Les Films d’Ici, le Mémorial de la Shoah, etc.
Julien Coulon, guitariste classique de formation, son répertoire s’étend des musiques anciennes, orientales et celtiques jusqu’aux musiques actuelles. Spécialiste des cordes pincées, il a réalisé plusieurs albums et se produit régulièrement en concert.
Le films:
La maison démontable de Buster Keaton et Edward F. Cline - USA - 1920 - 22'
Un jeune couple se fait offrir une maison en kit. Il ne reste plus qu’à la monter. Ce serait facile si un rival n’avait pas inversé les numéros des caisses.
L’épouvantail de Buster Keaton et Edward F. Cline - USA - 1920 - 19'
Buster et Pylade, deux ouvriers agricoles partageant une maison qu’ils ont habilement aménagée, sont amoureux de la même jeune fille. Malheureusement, le père de celle-ci ne voit pas ces flirts d’un très bon œil...
Le frigo déménageur de Buster Keaton et Edward F. Cline - USA - 1920 - 20'
Se retrouvant à la suite d’un quiproquo à conduire une charrette de déménagement, Keaton va déclencher un petit cataclysme lors du défilé annuel de la police. Il s’ensuit une course-poursuite totalement délirante : ce sont des centaines de policiers qui lui courent après, créant des vagues humaines qui s’agitent en tous sens.
Film de clôture - Rencontre avec Akihiro Hata
Vincent travaille au sein d’une équipe de nuit sur le chantier de Grand Ciel, un nouveau quartier futuriste. Lorsqu’un ouvrier disparaît, Vincent et ses collègues suspectent leur hiérarchie d’avoir dissimulé son accident. Mais bientôt un autre ouvrier disparaît.